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Voie romaine ou voies romaines ?

Suite à l'article sur les voies de communication publié ici tentative de réponse et révélation :

Pourquoi deux itinéraires différents pour rejoindre le plateau de Crayssac ?

Pour tenter de répondre à cette question le plus simple est encore de se rendre sur place, à pied bien évidemment comme au XVIII° ou avant...

Les deux profils de manière global sont proches : sur l'itinéraire du Mont Rixou (en rouge) la pente est de 5.5 % depuis le ruisseau (altitude 130m) jusqu'à la rencontre avec le chemin de Pech Ferié la distance est de 2.2 km légèrement en courbe. Sur l'itinéraire du Mont Ferié (en bleu) la pente est de 6 % pour 2 km à partir de la même altitude (130m) mais elle est plus rectiligne.

Pour information la totalité de la côte d'Espère, telle que nous la connaissons aujourd'hui, présente une pente de 4.7 % pour une longueur de 2.7 km, depuis le pont d'Espère jusqu'au croisement de la route de Catus. Le tracé est sinueux donc plu long et avec une pente plus faible.

La différence notable est que sur le chemin du Pech Ferrié il y a un début de pente très raide à franchir : 400m de montée/ou de descente à 16 %, la partie la plus difficile sur la montée du Mont Rixou mesure 700m et présente une pente de 11 %.

Par le Mont Rixou l'effort à fournir était donc moindre mais plus long.

Les transports de l'antiquité à la révolution

Il est possible d'imaginer que des attelages rudimentaires et lourdement chargés (l'usage du joug ne se généralise qu'à partir du XI° siècle, les charrois s'améliorent lentement, les chevaux sont hors de prix pour la majorité des gens...) empruntaient plutôt le chemin du Mont Rixou, d'autant qu'ils pouvaient s'adjoindre des bêtes de renfort dans le quartier de Labarthe et des Granges. Alors qu'il n'y a aucun bâtiment le long du chemin de Pech Ferié.

On peut même déduire que le quartier des Granges s'est développé le long de ce chemin, y a-t-il eu un relais ? une auberge ? ou simplement des cultivateurs qui louaient leurs bêtes à la demande ?

Jusqu'à l'ouverture de la route royale au début du XIX° siècle, la poste royale, la malle poste et les rouliers passaient donc probablement par ce chemin (la côte d'Espère telle que nous la connaissons n'existait pas) et rejoignaient le relais de poste du Mas de Pouzat.

Les piétons et les cavaliers ou des attelages plus consistants pouvaient au choix emprunter l'un ou l'autre chemin.

Une voie romaine à Espère aussi ?

Quant à l'époque de la création de cet itinéraire, il est difficile de répondre, les voies romaines ont réutilisé des tracés Gaulois en les rationalisant et les modernisant. Ensuite, comme l'explique le professeur Etienne Baux, ces itinéraires n'ont guère changé jusqu'à la fin du XVIII° siècle. La carte de Cassini nous montre donc des voies utilisées depuis l'antiquité.

Une voie romaine reliant le Languedoc et la région de Lyon au Bordelais est attestée et décrite par la table de Peutinger, Cahors est un carrefour important, pourquoi pas deux variantes pour conduire au même point des équipages différents ? La présence d'un puit et d'une source d'eau, exactement à la croisée de ces deux itinéraires, atteste que cette hypothèse est crédible.

S'il y a bien une voie romaine sur la commune de Caillac sur le Pech Ferié, alors, il y en a probablement une autre sur la commune d'Espère sur le Mont Rixou, à moins que l'un des deux soit une alternative apparue au moyen âge. Une étude approfondie serait intéressante.

Sources : De la voie romaine à l'autoroute, Le Stumm et Baux, Archives départementales du Lot, 1999
                 Cartographie IGN et cartoexplorer
                 Polge Henri. L'amélioration de l'attelage a-t-elle réellement fait reculer le servage ?. In: Journal des savants. 1967, N°1. pp. 5-42.

Commentaires récents

  • Eau il y a 2 années 4 mois

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