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René Noygues, botaniste

Nous vivons au milieu des fleurs et nous ne les connaissons pas, ou si peu !

     S'il n’y a pas d’espèces de fleurs propres à Espère, il n’empêche qu’il y en a plusieurs centaines d’espèces et toutes méritent d’être connues aussi bien ‘le navet du diable’ que ‘la barbe du Père éternel’ ou ‘les larmes de Marie’ ou les ‘herbes de la St Jean’ ; aussi bien celles qui se mangent (le coquelicot, la pâquerette, le pourpier, l’ortie, les lamiers…) que celles qui sont toxiques comme le datura, la bryone, les renoncules, les genêts…).

     En mai et juin, c’est la pleine floraison : la médiathèque d’Espère, le temps d’un après-midi, était fleurie d’une centaine d’espèces florales, dont une partie cueillie par les enfants de l'école.

photo nelly blaya®Nelly Blaya

     En feuilletant les herbiers de René Noygues puis en suivant son exposé et on a pu en savoir un peu plus sur l’histoire de chaque fleur et en particulier sur l'origine de leurs noms :

     Pour leur apparence : la campanule signifie ‘petite cloche’ à cause de ses fleurs en clochettes. Coquelicot vient de coq : rouge comme la crête de coq qui chante ‘cocorico’, etc...

     Pour leurs vertus médicinales : le pissenlit est bon pour le foie et facilite l’élimination urinaire. La bourrache fait tomber la fièvre et calme la toux. Le millepertuis est un bon vulnéraire et anti-dépresseur, le datura, l’hellébore, la bryone et d’autres plantes toxiques étaient utilisées en magie-sorcellerie…

     Pour leurs usages domestiques : le genêt à balais. En teinturerie : le gaillet des teinturiers. Le gaillet utilisé comme ‘caille-lait’. La saponaire qui servait de savon…

     Les plantes portent aussi des appellations populaires : le tamier est plus connu sous le nom de ‘répountsou’. Le géranium Robert est surnommé ‘épingle de la sainte Vierge’ ou ‘fourchette du diable’. Le lotier, ‘sabot de la mariée’. Le millepertuis, c’est l’herbe de la St Jean…

     Tantôt ces fleurs sauvages ont le nom de leur couleur (le bleuet, le réséda jaune…)

     ou de leur odeur  (la violette odorante…),

    de leur taille ou de leur forme (‘le grand plantain’, la ‘petite oseille’…),

    tantôt celui du pays de leur provenance (la véronique de Perse…),

    tantôt celui de leur inventeur (‘l’euphorbe de Séguier…),

     tantôt celui d’un animal ou d’un insecte (‘l’ophrys abeille’, ‘la dent de chien’, la fritillaire pintade…)

     tantôt du lieu où elles poussent (‘la cardamine des prés’, ‘la laitue des murailles…).

     Chaque fleur a sa manière spécifique de se reproduire pour survivre : certaines imitent des insectes ou les emprisonnent, d’autres partent en parachute (fleur de pissenlit) ou prennent la rivière à la nage, certaines projettent au loin leurs graines tandis que d’autres s’accrochent au pelage des animaux…

     Il existait autrefois un rituel de la cueillette pour plusieurs plantes reconnues médicinales : par exemple, on déterrait la racine de la chicorée avec une pièce d’or ou d’argent !

 

René Noygues et Nelly Blaya

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Commentaires récents

  • Eau il y a 2 années 5 mois

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