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Les frères Souyris, histoires parallèles

Une famille Espéroise

Le destin des 2 frères Souyris est empreint de mystères et d'erreurs administratives.

Philippe Souyris, tonnelier-cultivateur, épouse Euphrasie Sastres le 22 avril 1877 à Nuzéjouls (l'acte de mariage lui donne le prénom de Frayssine). Une première erreur de graphie nomme le marié : Souyri, le "s" est oublié bien qu'il apparaisse clairement dans la signature de Philippe. La famille s'installe aux Granges à Espère, dans la propriété familiale où vit déjà la mère de Philippe. De cette union naîtront entre 1878 et 1889 3 garçons : en 1878 Armand, en 1887 Emile, en 1889 Henri (qui décède en 1893).

Euphrasie disparaît le 23 octobre 1894 à l'âge de 36 ans et Philippe en 1907 à 63 ans.

Armand est cité dans tous les recensements, il est agriculteur dans la quartier des Granges où il a grandi. Il se marie à Espère le 22 janvier 1908 à 8 heures du soir avec Marie Couderc de Bouydou (hameau au dessus de Calamane). L'acte de mariage présente lui aussi une erreur, le père d'Armand est cité avec le prénom Emile au lieu de Philippe. Le couple s'installe aux Granges à Espère. Le 29 mars 1912 Marie met au monde une petite fille, Odette, Françoise, Pauline.

Emile se marie à Caillac en 1910 avec Constance David, le mariage est prononcé quelques jours à peine après le décès du père de Constance. Emile a 23 ans et il s'installe à Caillac comme cultivateur.

Tout le long de la recherche, l'état civil et les registres matricules vont présenter 3 orthographes différentes : Philippe sera SOUYRI, Armand sera SOUYRIS et Emile sera SUYRIS. Il s'agit pourtant de la même famille, du père et des deux frères.

La guerre d'Armand, l'aîné

Armand appartient à la classe 1898, il porte le matricule 88, il est incorporé pour son service militaire au 18° d'artillerie à Agen en novembre 1899 et revient à la vie civile le 13 septembre 1902 avec un certificat de bonne conduite après 3 ans de service militaire.

En 1910, il quitte la réserve d'active pour la territoriale et la 17° section d'infirmier de Toulouse.

A la déclaration de guerre il est rappelé à l'activité le 7 août 1914, le 8 août il arrive au corps et part sur les zones de combat. Il est démobilisé en janvier 1919 après avoir passé la totalité de la guerre comme brancardier dans les zones de guerre. Il a 41 ans et rentre à Espère auprès de sa femme et de sa fille, il revient avec la croix de guerre à une étoile d'argent et une citation. Pendant ces 4 années de guerre Marie reste seule avec la petite Odette sur la propriété d'Espère.

Citation à l'ordre du service de santé de la 38° DI

"Très bon brancardier s'est signalé en toutes circonstances par son dévouement et notamment au cours des opérations du 28 juin 1918"

La fiche matricule déclare que ses frères seraient morts au combat, on ne trouve dans les archives que la trace d'Emile qui survivra à la guerre. S'agit-il d'une erreur ? On trouve un Souyris mort pour la France à Uzech les Oules, mais il n'est pas un fils de Philippe. Par ailleurs, la fiche matricule d'Emile ne fait aucune référence à ces frères décédés. Probablement encore une erreur.

La guerre d'Emile, le cadet

Emile né en 1887, marié en 1910 à Caillac est cultivateur depuis lors sur la propriété des parents de son épouse. Il semble qu'un fils naisse en 1911 dans leur foyer.

En 1907, il a été appelé sous le nom de Suyris avec le n° matricule 1248 et a été exempté pour bronchite spécifique.

A la déclaration de guerre il est déclaré bon pour les services auxiliaires en raison d'une faiblesse musculaire et est affecté au 17° infirmier (comme son frère). Il a 27 ans et reste à l'arrière jusqu'au 5 décembre 1916, date de son départ pour le front dans le même corps d'infirmier que son frère.

Le 6 avril 1917 il est affecté au 3° régiment du génie, puis au 6° régiment du génie le 16 mai 1917. Il participera aux combats de l'Aisne et de Champagne. Les régiments du génie étaient chargés de l'aménagement des tranchées, du minage et des sapes et de l'établissement des ponts et des routes. Lui aussi laisse une femme et un jeune enfant seuls au village.

Il est démobilisé le 2 avril 1919 et rentre à Caillac où il décède le 28 septembre 1921 père lui aussi d'un enfant unique.

La famille Souyris a aujourd'hui complètement disparu d'Espère, Odette a été l'unique fille d'Armand et de Marie, mariée en 1932 elle décède en octobre 1956. Armand (il disparait en janvier 1962 à l'âge de 84 ans) et Marie lui survivront quelques années. Yvette Tardieu se souvient d'Armand évoquant ses années de guerre à la demande des enfants du village.

A Caillac, un descendant d'Emile habite toujours la maison familiale et porte bien le nom de Souyris...

Sources : en collaboration avec Jean-Pierre Xaumier, Archives Départementales du Lot, Mémoire des Hommes, Memorial genweb

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Commentaires récents

  • Eau il y a 2 années 2 mois

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