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Henri Albert Vignes, de Nuzéjouls à Espère

Des origines à Nuzéjouls et à Espère

Henri Albert Vignes est l'un des 7 enfants de la fratrie dont la résidence familiale se situait au Mas de Moles sur la commune de Nuzéjouls.

Il est le fils de Jean Vignes de Nuzéjouls et d'Emilie Bibinet, fille du tailleur d'Espère. Ils se marient le 18 octobre 1882, Jean a 43 ans et Emilie a 20 ans de moins. De cette union naîtront à Nuzéjouls 7 enfants d'abord 3 filles, Marie en 1883, Elise en 1885, Joséphine en 1887. Le premier garçon est Henri Albert qui naît en 1890, puis viendront Anna en 1893, Jean Gabriel en 1898 et Sylvain Albert en 1901.

La fiche matricule

En 1910, on apprend sur sa fiche matricule que sa mère est décédée. Impossible de savoir pour le moment si d'autres enfants sont nés dans le foyer Vignes/Bibinet entre 1901 et 1910.

Henri Albert est déclaré bon pour le service et est incorporé en octobre 1911 au 9° régiment d'infanterie d'Agen. En 1912 il est déclaré soutien indispensable de famille mais est maintenu sous les drapeaux.

A la déclaration de guerre il est mobilisé et arrive au 9° RI à Agen le 3 août. Le 6 août il est dans la zone des armées.

On apprend qu'à sa démobilisation c'est à Espère qu'il retourne, il y vit donc en 1919, impossible de savoir, pour le moment, depuis combien de temps il habitait le village.

La guerre d'Henri Albert Vignes

Henri Albert est dans les zones de combat dès le 6 août 1914, il y restera jusqu'à la fin de la guerre et sera démobilisé le 22 juillet 1919. Il a 24 ans.

La fiche matricule nous renseigne sur le parcours exact d'Henri Albert, une première citation à l'ordre du régiment lui est attribuée le 1er janvier 1918. On comprend alors qu'il a traversé la guerre jusqu'en janvier 1918 en participant à bon nombre d'action comme fantassin et qu'il s'en sort sans aucune blessure ni maladie.

Texte de la citation : "Au front depuis le début de la campagne a toujours fait consciencieusement son devoir. A pris part aux combats de Belgique (1914) Meuse (1914) Marne-Champagne (hiver 1914-1915) Artois (mai et septembre 1915) Fleury (août 1916) Moronvilliers (avril 1917)"

Mais le 1er janvier 1918 la guerre n'est pas encore finie...

Le 9°RI est toujours au front, en juillet le régiment participe à la 2° bataille de la Marne, puis ce seront (en août et septembre 1918) les offensives contre la ligne Hindenburg qui conduiront à la capitulation Allemande. Henri Albert Vignes se distingue lors de ces combats dans les environs de Guny (Aisne) et reçoit le 10 septembre 1918 une nouvelle citation, à l'ordre de la division cette fois : "Fusilier-mitrailleur qui le 2 septembre 1918 a au cours de la progression atteint l'un des premiers une route encaissée, a ouvert le feu sur un fort groupe de mitrailleurs ennemis massés derrière le talus et les a mis en fuite."

Henri Albert obtiendra la Croix de guerre à 2 étoiles de bronze. Le 11 novembre 1918 la guerre s'achève le 9° RI est à Sommeron dans l'Aisne, le Général en visite auprès du régiment annonce la nouvelle à 9h30. Henri Albert a 28 ans.

Dès le lendemain le régiment se met en mouvement vers de nouveaux cantonnements, juqu'à fin décembre, où il se trouve à Arcueil-Cachan. Ses missions sont désormais des missions de police. La démobilisation commence. C'est là qu'Henri Albert, pour la première fois depuis sa mobilisation, est évacué vers l'hôpital local le 1er janvier 1919. Le 14 janvier il est transféré sur l'hôpital militaire Bégin de Saint-Mandé, il y restera jusqu'au 17 février 1919, puis ce sera l'hôpital d'Agen du 19 au 23 mars 1919. La fiche matricule précise : "Nature de la maladie inconnue". Il est démobilisé le 22 juillet 1919 et rentre à Espère, le 9° RI est de retour à Agen fin août 1919.

L'après guerre, parcours du combattant

A son retour il épouse Laurence Bergues qui est veuve de guerre, son époux Elie Décas a été tué en août 1918. C'est ainsi qu'il entre dans la grande maison du bourg et en devient l'exploitant. Ils aurons un fils : Gilbert.

A partir de 1919, Henri Albert aura rendez-vous régulièrement avec les médecins militaires. Dès le 11 février il est maintenu en service armé avec une invalidité inférieure à 10%, état général bon, il est pourtant hospitalisé depuis le 1° janvier pour une maladie inconnue. Le 22 juillet 1920, invalidité inférieure à 10%, "troubles dyspeptiques (ces troubles peuvent être causés par l'anxiété), état général suffisant", pas de pension. 25 mars 1921 mêmes conclusions. Le 2 septembre 1927 il est maintenu dans le service armé, invalidité inférieure à 10% (sans origine pour trouble nerveux, troubles dyspeptiques accusés par l'intéressé). Le 13 janvier 1930 il est proposé pour une pension temporaire de 10%. le 22 avril 1931 c'est une pension permanente de 15% qui lui est attribuée, "crises nerveuses épileptiformes très rares". Le 5 juillet 1933 la pension temporaire passe à 35% pour crises nerveuses (20%) et troubles dyspeptiques (15%). Le 1er octobre 1933 la pension temporaire est de 50%. Le 24 juillet 1935 la pension permanente est de 50% (40% crises nerveuses, troubles gastro intestinaux 10+5%). En 1937 il est réformé définitivement. En 1960, son état de santé est dégradé, la pension est de 50% pour état maniaque chronique, troubles dyspeptiques et stigmates d'éthylisme ancien. Henri Albert meurt en 1967.

 Il semble que son existence, après son retour, fut chaotique et remplie de crises nerveuses. Les anciens se souviennent bien d'Henri Albert Vignes, il suffisait de lui parler de la guerre pour qu'il entre en transe et donne des récits hallucinés de ses années de guerre. Henri Albert a été le témoin, pendant près de 5 années, de trop d'horreurs pour revenir indemne de cette expérience ; aujourd'hui on le soignerait pour un stress post-traumatiques...

Et les 2 frères d'Henri Albert ?

Jean Gabriel est mobilisé en 1918 malgré sa petite taille (1m50) après quelques mois d'instruction à l'arrière il gagne le front puis après l'armistice il finira d'accomplir ses obligations militaires dans l'armée d'occupation du Rhin et rentrera à Nuzéjouls.

Sylvain Albert sera incorporé en 1921 dans la même armée du Rhin pour son service militaire. Puis il montera à Paris où il deviendra peintre en bâtiment.

 

Sources : Archives départementales du Lot, Mémoires des Hommes, chtimistes.com, patrimoine-lot.com, rosalielebel75.franceserv.com, Famille Xaumier

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Commentaires récents

  • Eau il y a 2 années 7 mois

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