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Bergues, Décas, Xaumier, Besse, beaux-frères, belles-soeurs : épisode 4, l'ostal Besse

C'est Gabriel Besse qui sera le dernier personnage de la saga des beaux frères et belles soeurs. Gabriel Besse est le jeune frère de Valérie qui a épousé Louis-Ferdinand Bergues le 24 avril 1911. Au recensement de 1901 la famille Besse réside dans le bourg. Il y a Marcelin le père, Emilie, née Miquel, la mère, Valérie la fille née le 28 juin 1893 et Gabriel, le fils, né le 11 février 1897. Marcelin est propriétaire cultivateur.

La fiche matricule de Gabriel est l'une des plus succinte que nous ayons eu à analyser.

Déménagement

Les recensements de 1906 et 1911 situent la famille dans le quartier de Laborie et c'est Emilie qui est devenue chef de famille. Marcelin a dû décéder sans que l'on puisse en fixer la date exacte. Quand Valérie se marie avec Bergues en 1911 elle a tout juste 18 ans et son frère 14 ans. L'arrivée d'un homme mûr sur la propriété a dû faciliter la vie d'Emilie et de sa fille. Le 4 août 1914 Louis-Ferdinand Bergues est mobilisé, Gabriel a 17 ans il devient le seul homme sur ces 2 propriétés. Il est éduqué, il sait lire, écrire et compter. Il a profité de l'éducation obligatoire et gratuite. A partir de 1914 chaque garçon vit avec la perspective de la guerre et l'espoir qu'elle s'achèvera avant d'être mobilisé.

11 janvier 1916

En temps de paix, Gabriel aurait du être convoqué au conseil de révision l'année de ses 20 ans en 1917. Mais la guerre a déjà consommé de trop nombreux soldats, on commence à appeler les classes en avance. Gabriel est convoqué en 1915 et bien que soutien de famille il est incorporé le 11 janvier 1916 au 92° RI dont le casernement est à Clemont-Ferrand. Il passe quelques mois à l'arrière pour son instruction et le 15 novembre 1916 il part pour le front, ce sera la Somme. Le 26 juin 1917 il est affecté au 168° RI et rejoint ce régiment qui cantonne au repos dans la Marne.

Septembre 1917

L'historique officiel du 168° RI raconte le parcours du régiment jusqu'aux événements de septembre sur le plateau des Caurières :

Transcription de la page 32 de l'historique du 168° RI

Le repos se prolonge jusqu'au 22 juillet. De cette date au 14 août, le Régiment occupe le secteur de Souain, depuis la butte jusqu'à la cote 193.

La fin du mois d’août et le début de septembre se passent, pour le 168° RI en exercices et répétitions.

Le 6 septembre, pour la troisième fois, il remonte à Verdun.

Le 20 août, une attaque générale a eu lieu sur la rive droite de la Meuse. L'affaire a pleinement réussi. Une large bande de terrain a été conquise, de nombreux prisonniers ont été ramenés. Il s'agit, cette fois, de parfaire la tâche et de chasser l'ennemi des positions qu'il occupe encore sur le plateau des Caurières.

La Division, échelonnée entre la Woevre et le Bois le Chaume, va partir des tranchées accrochées aux pentes qui dominent le ravin de Bezonvaux. L'attaque, orientée du Sud au Nord, aura, comme direction générale. le village d'Ornes. A la droite du dispositif, la 128° DI devra glisser le long de la Woevre, exposée au feu des innombrables batteries dont l’ennemi dispose dans le secteur, elle aura à progresser au milieu de grosses difficultés.

Le 5 septembre, il quitte le cantonnement en camions automobiles et gagne Verdun. Le 6 au soir, les bataillons prennent leurs emplacements de départ.

Le régiment, encadré à droite par le 167° RI et à gauche par le 169° RI, a deux bataillons en ligne : les 1er et 2ème et le 3ème en soutien.

La relève, de Marceau jusqu'au Bois des Caurières, à travers les ravins empestés de gaz, sous un bombardement incessant, est très dure. Durant la journée du 7, la lutte d’artillerie fait rage ; le régiment éprouve déjà de lourdes pertes.

L'attaque est fixée au 8, à 5h10. Les bataillons de tête, auxquels est adjoint un peloton de la 10° compagnie, qui a une mission spéciale de nettoyage, s’élancent. La première ligne est rapidement atteinte, nettoyée et dépassée. Sur la deuxième, la défense est plus opiniâtre ; la lutte commence, mitrailleurs et grenadiers ennemis sont tués sur place et la progression continue. Les tranchées des Quatre-Chemins et du Turkestan, qui constituent la troisième ligne, sont abordées ; elles ont des blockhaus de mitrailleuses ; la garnison, des troupes de la Garde, se défend avec une énergie farouche : la lutte est sévère, nos pertes sont lourdes, gradés et hommes tombent de toutes parts Malgré tout, les survivants passent, pénètrent dans la position et, sur la gauche, des éléments du 2° bataillon, poursuivent au-delà, vers la tranchée des Renards.

Mais ce ne sont que quelques isolés, perdus dans la bataille. L'ennemi s'en aperçoit et contre-attaque. Les débris des compagnies résistent autant qu'elles le peuvent, mais sous les chocs répétés des Allemands, elles doivent abandonner un peu du terrain gagné.

Dans ces quelques heures de bataille, le régiment a été cruellement éprouvé. Presque tous les commandants de compagnies d'attaque sont tombés à la tête de leurs unités. Le Capitaine De LESPINASSE du 1er Bataillon, le Capitaine PINEAU, le Lieutenant GÉVIN du 2éme Bataillon, le Lieutenant MALLET de la 10° compagnie, sont parmi les morts.

Le 9 septembre quelques actions de détail ont lieu encore. Sur la gauche, la 6° Compagnie attaque et reprend des éléments de tranchée. La 9° compagnie surtout livre avec la Compagnie franche un combat furieux pour la prise d'un blockhaus qui tient encore dans la tranchée des Quatre-Chemins. L'affaire réussit.

Les jours qui suivent, les débris des bataillons tiennent la ligne et repoussent des essais de contre-attaque. Le 3° bataillon, moins éprouvé, demeure quelque temps à gauche du fort de Vaux, au ravin du Bazille, face a la Woevre.

Le 17 au soir. Le 168° RI quitte Verdun.

Gabriel est affecté à la 5° compagnie du 2° bataillon qui part à l'assaut en tête de l'aile gauche le 8 septembre 1917. L'assaut est lancé à 5h10 sous une intense lutte d'artillerie, à 8h40 la liaison est perdue avec les 5° et 7° compagnies qui ont conquis la tranchée des Renards, à l'extrémité nord du dispositif. Dans la journée, les Français, face à une violente contre-attaque, quittent la tranchée des Renards et se replient sur la tranchée d'Arménie. La tranchée des Renards est conquise définitivement le 9 septembre. Gabriel est porté disparu lors de l'assaut du 8 septembre.

Fin septembre, le journal de marche du régiment fait l'état des effectifs après ces combats de septembre : 160 tués, 639 blessés et 183 disparus, Gabriel est l'un de ces disparus. Il est tombé à 5 km au nord de la tranchée dans laquelle son beau-frère Louis-Ferdinand Bergues a été blessé 1 an auparavant jour pour jour. Il avait tout juste 20 ans.

Son corps est retrouvé sur le champs de bataille, il est inhumé à la Nécropole de Douaumont près de Fleury, tombe 460.

Sources : Archives départementales du Lot, BDIC, Mémoire des Hommes, Memorialgenweb, chtimiste

 

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Commentaires récents

  • Eau il y a 1 année 10 mois

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